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PAUVRE MALI...Y ALLER ÔU NE PAS Y ALLER???
 
 
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Vp
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MessagePosté le: Ven 27 Juil 2012 - 10:52    Sujet du message: PAUVRE MALI...Y ALLER ÔU NE PAS Y ALLER??? Répondre en citant

 

NORD MALI
Les limites d’une éventuelle intervention de troupes de la CEDEAO
 En refusant d’envoyer des troupes au Nord Mali pour y combattre — dans le cadre d’une force de la CEDEAO — tout à la fois la rébellion touarègue du MNLA (Mouvement national pour la Libération de l’Azawad), les islamistes, également touaregs, d’Ansar Eddine ainsi que ceux du MUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest), eux-mêmes alliés à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le président de la République, M. Macky Sall, a fait preuve de réalisme.


La tentation est grande, bien évidemment, de voler au secours du voisin dont la case brûle mais encore faut-il avoir vraiment les moyens de l’aider à éteindre son incendie. Et, surtout, il faut qu’il consente lui-même à jeter les premiers seaux d’eau sur les flammes. Certes, la décision de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest de libérer par la force des armes le Nord du Mali occupé par les diverses forces mentionnées ci-dessus est généreuse et mérite d’être saluée dans son principe, mais il convient de se demander si elle a les moyens de mener un tel combat. Car le Nord du Mali, composé des départements de Tombouctou, Gao et Kidal est très vaste et désertique. Il se trouve à quelque 1500 kilomètres de la capitale, Bamako. Rien que cette distance, déjà, constitue un handicap pour des troupes qui voudraient y intervenir.
Et ce même si, selon certains stratèges militaires, une force d’intervention n’aurait pas besoin, forcément, d’avoir Bamako comme base d’appui. A les en croire, en effet, le Niger, situé à 500 kilomètres au grand maximum, pourrait parfaitement faire l’affaire. Le problème c’est que, même à cette distance, aucune armée de la région ne dispose de la logistique nécessaire pour une intervention aussi éloignée de ses bases. Aucune, y compris le puissant Nigeria qui a toujours constitué le fer de lance des interventions antérieures de la Cedeao au Liberia et en Sierre Leone dans le cadre de l’Ecomog. C’est du temps où la presse de ce grand pays anglophone raillait son gouvernement en écrivant que le Nigeria « exporte ce qu’il n’a pas » — la démocratie car, à ce moment-là, le pays vivait sous le joug de juntes militaires ! — et « importe ce qu’il a » (le pétrole).
Dans l’hypothèse où les troupes communautaires devraient être basées à Bamako et intervenir à 1500 kilomètres de là, eh bien cela relèverait tout simplement de la mission impossible. Aucune force africaine et même européenne (à l’exception de la Russie) ne dispose d’une telle capacité de projection. Selon les mêmes stratèges militaires, seules les armées américaine et russe possèdent la logistique nécessaire pour mener une guerre sur une telle distance. Même la France et la Grande-Bretagne n’en ont pas les capacités.
On voit donc mal comment la seule Cedeao, avec ses faibles moyens militaires, pourrait aller déloger militairement les rebelles touaregs et autres combattants islamistes qui ont fait de Tombouctou, Gao et Kidal leurs places fortes. Des combattants renforcés et encadrés par des experts venus d’Afghanistan et du Pakistan où ils ont fait le coup de feu contre les troupes de l’OTAN menées par les Etats-Unis. Des combattants aguerris, qui connaissent le vaste désert comme leur poche et y évoluent dans leur élément. On n’ose pas dire comme des poissons dans l’eau s’agissant d’un désert ! Encore que, selon un officier supérieur de l’Armée sénégalaise avec qui nous avons discuté « avec une bonne aviation, les troupes communautaires devraient pouvoir faire la différence.
En effet, avec des moyens aériens, toute colonne de rebelles s’aventurant dans le désert serait détruite rapidement. Les rebelles n’auraient plus d’autre recours que de se terrer. Surtout que, au sol, ils ne disposent que de quelques centaines de combattants dans chacune des grandes villes du Nord. Des bataillons bien entraînés pourraient les chasser sans grande difficulté. » Plus facile à dire qu’à faire quand on sait que ces combattants touaregs et islamistes sont non seulement en position de défense — et ont, à cette fin, constitué des bunkers — mais ont aussi miné de vastes parties des villes qu’ils occupent. A propos d’aviation, l’autre grande puissance militaire de la région qui dispose de moyens aériens importants, c’est l’Algérie. Elle a été sollicitée mais hésite à s’engager. On la comprend puisque les rebelles détiennent sept de ses diplomates qui servaient au Mali, en otages…
Cela dit, ce qui devrait surtout faire la différence sur le terrain, c’est la motivation. On voit mal, en effet, des soldats ivoiriens, burkinabés, nigériens, béninois et autres, accepter de mourir pour obtenir la réunification du Mali. Et ce même si cette force devait être parrainée par l’ONU — avec comme conséquence le paiement de primes plus élevées que celles de la CEDEAO ou de l’UA. Surtout en l’absence d’une Armée malienne.
Le plus gros problème auquel une force communautaire pourrait être confrontée, en effet, c’est l’absence de répondant sur le terrain. Le Mali ne disposant plus de forces armées dignes de ce nom depuis sa débâcle face aux rebelles touaregs du MNLA et n’ayant plus de pouvoir politique légitime depuis le coup d’Etat du 21 mars dernier, on voit mal comment une intervention militaire extérieure aurait des chances d’y réussir. En effet, les deux conditions de base au succès d’une telle expédition — à savoir l’existence d’un interlocuteur politique et l’engagement sur le terrain des forces armées du pays d’accueil — sont loin d’être réunies à Bamako. Dans ces conditions, évidemment, envoyer des troupes militaires étrangères pour prétendre libérer le Nord du Mali relève à tout le moins d’une chimère. Ou d’une aventure militaire aux conséquences potentiellement dramatiques.
Last but not least, et quoi que l’on puisse dire, la communauté internationale n’est pas très chaude à soutenir une intervention étrangère au Nord du Mali. Après le Conseil de sécurité de l’Onu qui avait invité la CEDEAO à revoir sa première copie, c’est au tour des Etats-Unis de dire qu’ils incitent l’organisation régionale africaine à faire preuve de beaucoup de prudence avant d’entreprendre une telle action. On ne saurait être plus clair ! Mais, encore une fois, on voit mal des soldats de pays de la sous-région accepter de mourir pour le Mali ! En effet, leur combativité et leur motivation ont toujours posé problème.
A preuve, lors de l’opération « Gabou » menée par l’armée sénégalaise en Guinée-Bissau pour sauver le régime du défunt président Joao Bernardo Vieïra dit Nino, la Cedeao avait décidé d’envoyer des troupes pour prendre le relais des « Diambars ». Eh bien, deux semaines à peine après le retour au pays de nos soldats, les mutins du général Ansoumana Mané renversaient le Président Vieïra et s’emparaient du pouvoir ! Les troupes de la Cedeao avaient fui dès que les mutins étaient passés à l’offensive… Alors, imaginer que de tels soldats vont accepter d’aller combattre les hommes aguerris du MNLA, du MUJAO ou d’Ansar Eddine, c’est franchement prendre ses désirs pour la réalité.
Tout cela pour dire quoi ? Que le plus urgent, c’est de doter le Mali d’institutions politiques légitimes en y organisant notamment des élections — sauf au Nord pour le moment — présidentielle et législatives. Un président de la République bénéficiant de la légitimité nécessaire pourrait alors faire appel à la communauté internationale pour aider son pays à reconstruire son Armée. C’est là le deuxième impératif car, encore une fois, aucune reconquête du Nord ne saurait être viable sans que les forces armées maliennes soient restructurées.
Or, depuis le coup d’Etat du capitaine Hamidou Haya Sanogo du 21 mars dernier, ces forces sont décapitées et n’ont plus de chef. Un coup d’Etat qui a porté l’estocade finale à une Armée déjà en débandade depuis la prise des grandes villes du Nord par le MNLA et Ansar Eddine. Bref, on le voit, envoyer des troupes de la Cedeao en ce moment au Mali créerait plus de problèmes que ça n’en résoudrait. On comprend donc que, dans ces conditions, le président de la République, M. Macky Sall, ait choisi sagement de ne pas envoyer nos « Diambars » s’enliser au Nord Mali. Certes, il a expliqué son refus par un manque d’hommes, nos troupes étant déjà engagées en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan et à Bissau. Sans compter les compagnies stationnées en Casamance !
Seulement voilà, la situation chaotique qui prévaut à Bamako, l’absence de ligne stratégique claire de la Cedeao par rapport à la crise au Nord Mali, le caractère hasardeux d’une éventuelle intervention militaire… tout cela a pu jouer dans la décision du Président de ne plus envoyer, finalement, nos « Diambars » dans les sables de Tombouctou, Kidal et Gao. Les mauvaises langues noteront également que, alors qu’à Yamoussoukro encore le président de la République n’excluait pas l’envoi de troupes sénégalaises au Mali, au sortir de son audience avec son homologue français, M. François Hollande, il a brusquement changé d’avis sur la question. Mais bon, honni soit qui mal y pense !
Mamadou Oumar NDIAYE Le Témoin N° 1091 –Hebdomadaire Sénégalais (juillet 2012)

Tiens, tiens!!! ADO a tenu, à peu près, le meme langage, au sortir de son audience avec F. HOLLANDE: "...La CI recevant une mission de l'ONU qu'est l'ONUCI, ne peut envoyer de troupes au Mali car  nous-memes recevons déjà des troupes onusiennes..."

Bis repetita: Mais bon, honni soit qui mal y pense!
 
Mise à jour : vendredi 27 juillet 2012 : 03 : 16 GMT 
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Hein hein! c'est quelqu'un qui a chauuuud...Paké cé là qé d'Hercule sera souffert... 


 
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MessagePosté le: Ven 27 Juil 2012 - 10:52    Sujet du message: Publicité

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Séléna
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MessagePosté le: Jeu 16 Aoû 2012 - 13:53    Sujet du message: PAUVRE MALI...Y ALLER ÔU NE PAS Y ALLER??? Répondre en citant

VP tu es seul ici?
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MessagePosté le: Jeu 16 Aoû 2012 - 16:12    Sujet du message: PAUVRE MALI...Y ALLER ÔU NE PAS Y ALLER??? Répondre en citant

ok
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MessagePosté le: Jeu 23 Aoû 2012 - 20:23    Sujet du message: PAUVRE MALI...Y ALLER ÔU NE PAS Y ALLER??? Répondre en citant

Si j etais stratege americain, je laisserais la situation pourrir davantage pour arriver a une situation ou une presence americaine consequente en Afrique pourrait se justifier aux yeux des africains.

ou comment les islamistes font le jeu des ricains. 


 
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MessagePosté le: Lun 3 Sep 2012 - 22:21    Sujet du message: PAUVRE MALI...Y ALLER ÔU NE PAS Y ALLER??? Répondre en citant

Hummmmmm, n'ont pas jetons pr manger mais tjs pr se taper dessus... negre meme
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Tu me fais du mal ye te rends pian!!!!!!!!!!! 


 
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MessagePosté le: Ven 28 Sep 2012 - 09:21    Sujet du message: PAUVRE MALI...Y ALLER ÔU NE PAS Y ALLER??? Répondre en citant

Ils y vont.... 

 
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MessagePosté le: Jeu 25 Oct 2012 - 12:56    Sujet du message: PAUVRE MALI...Y ALLER ÔU NE PAS Y ALLER??? Répondre en citant

J ai vu un reportage sur la charria au Nord Mali...Affligeant. Vite, une intervention ! Africaine, etrangere ou les deux, il y a urgence. 

 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:28    Sujet du message: PAUVRE MALI...Y ALLER ÔU NE PAS Y ALLER???

 
 
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